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  • Mogwai - Rave Tapes (Review)

    Jan 18 2014, 18h35

    Mogwai
    Rave Tapes
    The Lord Is Out of Control

    MOGWAI…

    Mogwai, c’est le genre de monument britannique, que le bon peuple Scott garde dans son cœur, qui fait la fierté de Glasgow au même titre que les Celtics et les Trossachs, le genre de précieux qu’on met sur la cheminée à côté du mug "Fuck The Queen". Un totem musical, qu’on se passe à l’envie, à la rage, placé dans la catégorie "tout sauf Pop anglaise".

    Mogwai, c’est le genre de groupes qui a traversé les années sans ombrages ni accidents de parcours. Impossible de les détrôner. Impossible de leur couper la tête. Impossible de leur enlever ce ferment d’humour noir authentiquement britannique : "I’m Jim Morrison, I’m Dead", "Kids Will Be Skeletons","I Love You, I’m Going To Blow Up Your School" ou encore "George Square Thatcher Death Party" (celle là même qui semble avoir donné naissance à une célébration "joyeuse" de la disparition de Margaret Thatcher à Glasgow – plus d’infos par là >>> et un article du Dailyrecord >>>).

    On ne refait pas l’Histoire, mais voilà Mogwai sans être directement politique, cultive cette distance nécessaire aux choses de l’industrie musicale et du politiquement correct. Appelez cela de l’authenticité, matinée d’une douce absurdité, qu’importe! Les jean-foutre passeront leur chemin et tanpis pour eux.

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  • Dead Meadow - Warble Womb

    Jan 15 2014, 12h07

    Dead Meadow
    Warble Womb

    Jim Morrison s’y engouffra et finit par se brûler les ailes. Les Portes de la Perception, Mec! La mescaline, le LSD et toutes ces merveilles chimiques et autres psychotropes du XXème siècle se sont évaporés. Fallait donc écouter le camarade William Blake "If the doors of perception were cleansed everything would appear to man as it is, infinite…"(*). Le poète parlait de purification. Inutile désormais de se gaver de substances en tous genres, il est des raccourcis qui y mènent sans trop de turbulences. Les luminaires étranges, l’escalier de Penrose et ces enchevêtrements facétieux de formes géographiques impossibles qui s’immiscent dans ton esprit fécond, nourri à la SF, oubliés! Ces portes-ci se dressent à l’approche d’une masse infranchissable, à l’air pur, Les Appalaches!

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  • The Reflektors (Arcade Fire) – Pavillon Baltard (22/11/2013)

    Nov 24 2013, 16h46

    Ven. 22 nov. – The Reflektors
    Arcade Fire
    The Reflektors
    Reflektor

    "A la radio hier matin, ils avaient annoncé des Mariachis(*) et de la neige. A Nogent-sur-Marne? Ouais, tout çà en l’honneur d’un groupe canadien, un truc au nom un peu ronflant, genre The Reflektors." Le groupe invitait les spectateurs à se déguiser, briser un peu, pour voir, cette salope de morosité à coup d’excentricité. Ouais et c’est à la suite de cet enchaînement improbable de circonstances que je me retrouve devant vous, habillé dans un costume d’astronaute supra gay, serré à l’entre-jambe, paillettes en bonus.

    Je suis fan d’Arcade Fire et selon les règles implacable de la statistique, je suis un trentenaire parisien entouré par d’autres trentenaires parisiens eux-mêmes cernés par des individus qui arborent fièrement des perruques roses et des masques à plumes, ces derniers au-delà du côté loufoque, étant capables de débourser la modique somme de 51€ pour se donner l’occasion de se déguiser.

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  • festival les inrocks – la cigale (09/11/2013)

    Nov 11 2013, 22h46

    Sam 9 nov. – Festival les inRocks
    London Grammar
    Valerie June
    Lucius
    Jacco Gardner

    Les années 80 ne sont jamais aussi supportables que quelques années plus tard. Magie de l’Histoire. Finalement, avec le temps, Def Leppard, Annie Lenox et Cindy Lauper ont atteint la postérité grâce à leurs talents de précurseurs et ce génie capillaire commun, authentiquement Eighties.

    Blague à part, Novembre 2013. Les Pop-stars d’hier attaquent une énième cure de désynthox et leurs rejetons, en bons héritiers, occupent le terrain. La nature et les radios grande écoute ont horreur du vide. Les jeunes pouces et fers de lance d’une musique sombre et éthérée se retrouvent au festival des InRocKs 2013, avec en tête d’affiche London Grammar...

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  • fauve – nordik impakt (caen) – 01/11/2013

    Nov 9 2013, 12h59

    FAUVE
    BLIZZARD


    Caen, des trombes d’eau s’abattent au dehors, 100 clochers dans une ville morne, on pioche le premier alentour et dans l’empressement on bute sur des portes closes. Un petit quart, en quête de notre refuge, un petit quart d’heure à l’humidité heureuse et là, un petit attroupement devant l’édifice désacralisé, l’Eglise Saint-Nicolas. Merde aller à l’église un vendredi soir putain, aller à la Pâques en quelque sorte. Une place de concert achetée comme vaccin contre l’ennui, celui d’une Toussaint grise, un peu blizzard dans ce coin de la France, quelques euros pour tromper l’automne, frauder le denier du culte et le droit de picoler en bonus. C’est le mois de novembre, salope parmi les salopes, l’espoir Fauve pour nous réchauffer le cœur, les mains, les pieds, ranimer la morgue adolescente.

    Au bout de quelques minutes, la lumière faiblit et les premières notes de "Saint-Anne" s’incrustent au fil de l’eau. Les visuels s’enchaînent et le groupe se lance dans une introduction plutôt rock pour emplir l’espace, salir un peu le sacré du lieu. Cinq jeunes gars sur scène, même pas trentenaires qui ont bluffé les savants-fou experts du milieu de la musique. C’est à peine si on leur connaît plus de 10 morceaux au compteur et pourtant, pourtant on est curieux, on les couve de notre bienveillance, on voudrait les voir grandir, car de là où ils partent, depuis leur casse qui dure depuis plus de six mois, ils ont mis deux bonnes longueurs à un peu près tout le monde. Ils vont probablement s’emmêler les pinceaux, forcer un peu leur nature, le pas et de la sorte, sans doute trébucher. Oui et alors!? Ces gars ont écrit "Blizzard", "Nuits Fauves" et bien d’autres encore qui restent à éclore....

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  • Masters Musicians of Bukkake – Far West (invité)

    Out 16 2013, 12h05

    Master Musicians of Bukkake
    Far West

    Que sait-on des Master Musicians of Bukkake ?

    Pas grand chose, si ce n’est qu’ils se sont formés à Seattle il y a maintenant dix ans et qu’ils sont conduits par le producteur émérite Randall Dunn. On sait aussi qu’ils donnent des concerts inoubliables, emprunts d’un mysticisme faisant autant froid dans le dos qu’il fascine. Qui était présent en mai 2013 au festival Villette Sonique se rappellera l’entrée en scène d’un auguste chanteur coiffé de bois de cerf, évoquant davantage l’étrange film païen « The Wicker Man » de Robin Hardy (1973) que le démon.

    Puis il se souviendra des tenues de touaregs mystérieux, des masques parfois lumineux dissimulant le visage des musiciens, des jeux de lumière venant de l’arrière-scène colorer une fumée opportune et d’une ambiance générale plutôt fantastique. On ne sait pas grand chose d’autre de ce groupe, c’est d’ailleurs voulu, mais leur dernier album (Far West - Important Records 2013) nous en apprendra un peu plus.

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  • Rokia Traoré – Le Trianon (11/10/2013)

    Out 16 2013, 11h59

    Rokia Traoré
    Bowmboi
    Tchamantché
    Beautiful Africa

    Qu’on évoque Rokia Traoré l’espace d’un instant et je ne cesserais de vous conter Mariama ; cet envoûtement sibyllin, comme une étreinte douce, quatre notes égrainées, qui coulent, descendent, s’effilochent et reviennent sans cesse. Un cours d’eau aussi précieuse que celle qu’on recueille dans les puits du pays Dogon ("Mariama", issu de l’album Bowmboi, en écoute sur Youtube)

    Rokia, qu’elle me permette de l’appeler ainsi, ne me paraît ni triste, ni enjouée ce soir. C’est une mince dame fière, digne, sans couleurs distinctives ou plutôt un nuancier d’émotions, soudainement éprise, embrasée par le feu où sa gaieté est couleur or, celle qui s’incruste, s’imprègne dans les bleus de sa mélancolie, compagne- à peu cher, de la solitude.

    Le Trianon s’obscurcit et retentit le pas-à-pas vertueux de "Dounia", nuée articulée, défait d’aspirations ou inspirations au contre-temps des silences, ces mouvements erratiques de l’aiguille d’une balance qui sous-pèse l’intensité des mots et des intentions. Trois couches épaisses sur le corps pour lutter contre l’hiver approchant, mais rien contre les frissons qui me parcourent le dos en cet instant.

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  • Deftones – Le Zénith (06/09/2013)

    Set 7 2013, 14h30

    Ven. 6 sept. – Deftones, Three Trapped Tigers, Lonely The Brave
    Deftones
    Around the Fur
    White Pony

    En métal comme en toute chose, il y a toujours une première fois. Et à cette perspective se mêlent appréhension, enthousiasme et curiosité. La trentaine passée, le dépucelage devenait une urgence immédiate, avant l’annonce de toute nouvelle catastrophe dans la grande communauté du Métal (la mort d’une idole, un nouveau concept album de Korn, la vente de tee-shirt de concert small size…)

    Deftones, ma belle adolescente devenue quadra, l’Adrenaline monte et ces regards interloqués : "Mec c’est ta première!??". Mon premier concert de Deftones en 2013 et ouais! Comme un remake sentencier de la rolex au poignet du mec de 50 ans. Merde, je suis pas loin d’avoir raté ma vie. Mon premier concert de Deftones en 2013 et Chi Cheng disparu il y a quelques mois (Bon, finalement le port de la ceinture de sécurité c’est pas une mauvaise idée non?!). Deftones en 2013 et une belle étude en perspective sur le devenir physiologique d’une génération de Nu-métalleux.

    Premier constat : le barbu trentenaire n’a pas réussi à se payer le nettoyage laser de ses tatouages adolescents qu’il porte avec dignité, mais qu’il parvient habilement à masquer grâce à un tee-shirt cradingue XXL de la dernière tournée de Tool, Dillinger, Gojira, Fear Factory ou à l’effigie des anciens Meshuggah, Neurosis, Slayer, Sepultura…

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    http://bazarmusikal.wordpress.com/2013/09/07/deftones-le-zenith-06092013/
  • Deftones – Le Zénith (06/09/2013)

    Set 7 2013, 14h28

    Ven. 6 sept. – Deftones, Three Trapped Tigers, Lonely The Brave
    Deftones
    Around the Fur
    White Pony

    En métal comme en toute chose, il y a toujours une première fois. Et à cette perspective se mêlent appréhension, enthousiasme et curiosité. La trentaine passée, le dépucelage devenait une urgence immédiate, avant l’annonce de toute nouvelle catastrophe dans la grande communauté du Métal (la mort d’une idole, un nouveau concept album de Korn, la vente de tee-shirt de concert small size…)

    Deftones, ma belle adolescente devenue quadra, l’Adrenaline monte et ces regards interloqués : "Mec c’est ta première!??". Mon premier concert de Deftones en 2013 et ouais! Comme un remake sentencier de la rolex au poignet du mec de 50 ans. Merde, je suis pas loin d’avoir raté ma vie. Mon premier concert de Deftones en 2013 et Chi Cheng disparu il y a quelques mois (Bon, finalement le port de la ceinture de sécurité c’est pas une mauvaise idée non?!). Deftones en 2013 et une belle étude en perspective sur le devenir physiologique d’une génération de Nu-métalleux.

    Premier constat : le barbu trentenaire n’a pas réussi à se payer le nettoyage laser de ses tatouages adolescents qu’il porte avec dignité, mais qu’il parvient habilement à masquer grâce à un tee-shirt cradingue XXL de la dernière tournée de Tool, Dillinger, Gojira, Fear Factory ou à l’effigie des anciens Meshuggah, Neurosis, Slayer, Sepultura…

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  • Rachid Taha – Soirs d’été-Paris (12/07/2013)

    Jul 16 2013, 11h30

    Lun. 8 jui. – Festival Soirs d'été OUI FM
    Rachid Taha
    Zoom

    Un de ces rocs au grand cœur. Un Shabada Chaabi, un punk oranais à la voix douce, prêt au coup de poing, avec des mots. Chapeau melon noir et costume cravate de mise, clope au bec, la mine goguenarde et le verbe malin.

    Vendredi 12 juillet, sur la nouvelle place de la république, Rachid Taha ramène sa gueule exquise de Dandy exagéré au festival Soirs d’été, qui clôture sa semaine estivale avec le franco-algérien en cadet de la soirée.

    Ambiance populaire, 14 juillet dans le viseur : on s’y rend en famille, entre étudiants, à la sortie du taf ou intrigué par la musique qui se propage dans les rues environnantes de la place.

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