RSS
  • Fallait être à l'heure!

    Set 15 2013, 17h13

    Mar. 10 sept. – 6:33, DIRTY SHIRT, Dreadful Silence
    6:33
    Bon, voilà, j'étais persuadé que les 6:33 étaient la tête d'affiche et je n'étais pas pressé pour me rendre à Bastille. Mais en fait, 6:33 avait profité de l'invitation de l'organisateur de la soirée Rock pour venir jouer en premier: donc pas à 6H33 ou 10H33 mais bel et bien à 7H33 :). Je me suis donc ramené bien tard, pour juste profiter du dernier morceau (Giggles, Garlands & Gallows part 2)... C'est bien ma veine. Ce fût court mais putain que c'était bon: 6h33 dégage une putain d'énergie avec leur accoutrement bizarroïde!
    Fort heureusement, après le concert, je suis allé les féliciter pour leur album (et du coup acheter et me faire dédicacer leur 1er album "orphan of good manners". Une fois enlevé leur masque de catcheur, Rorschach et ses potes sont de vrais anges et super sympa! Promis, juré, je serai à l'heure la prochaine fois!!!

    Dreadful Silence
    Le cirque de Dreadful Silence se compose de cinq clowns musiciens sous le joug d'un Monsieur Loyal et maître (despote) de cérémonie d'un show métal déjanté. Avec un chanteur autiste plus vrai que nature (dixit mon frère, éducateur spécialisé), sachant hurler de manière grave et très aigu à breve intervalle sous une rythmique déchaineé de guitare, les Dreadful Silence ont donné une bonne prestation, assez amusante avec leur Monsieur Loyal soufflant le show et l'effroi. j'ai bien aimé leur "Cowboy Clowns from Outer Space" bien inspiré par le "Disposable Teens" de Marilyn Manson. Le final fut grandiose avec la venue des musicos de 6h33 pour venir faire les clowns sur scène.
    Bon, cela reste une musique assez primaire, plus pour mettre le feu sur scène que sur votre platine. Groupe métal à suivre pour les plus fondus d'entre vous.

    Dirty Shirt
    Si on m'avait dit qu'un jour j'irai voir un groupe de métal fusion roumain (de transylvanie, plus précisément), je ne vous aurai pas cru! Et bien si, et j'ai bien aimé en plus.
    Cela m'a rappelé d'une part le groupe tchèque Cechomor que Jaz Coleman avait pris sous son bras pour une tournée de Killing Joke, où ils mêlent leurs influences traditionnelles et un rock bien lourd. Pour animer Dirty Shirt, vous avez 2 chanteurs: un gros Laurel chevelu à la voix grave et caverneuse et un petit Hardy (à la coupe au carré) avec une voix assez nasillarde (mais belle voix). Les 2 chanteurs jouent sur leur antagonisme et propose souvent un rap-metal du meilleur effet, même si cela sonne très années 90, genre "Scat Opera" ou Boo-Yaa T.R.I.B.E.
    Dommage que leur voix fut mal réglés sur les 2 premiers morceaux. Quoiqu'il en soit, leur prestation fut très intéressante avec ce mix d'influences slave, tzigane (avec le violon) et métal (et très bonne note à leur batteur, qui possède un excellent groove). Ils sont même arrivés à nous faire tous accroupir pour l'avant dernier morceau, avant de finir en beauté, avec la venue des membres de 6:33 et des Dreadful Silence sur scène pour foutre le bordel.

    Bref, tout cela pour conclure qu'il ne faut jamais snober les artistes en première partie ni en dernière partie: il faut être à l'heure et ne pas venir uniquement pour votre groupe favori, mais bel et bien pour le plaisir de partager un bon moment et de la bonne musique!
  • 25 ans déjà!

    Mar 18 2013, 11h02

    Mer. 13 mars – Living Colour
    Malgré les longues heures bloqués dans les embouteillages suite aux importantes tombées de neige bloquant le nord de la France et la Belgique (d'où ils venaient de jouer), Vernon Reid et sa troupe étaient tout guillerets de revoir leur salle fétiche.

    Après avoir entamé par une version rock du "Preachin' Blues" de Robert Johnson, Living Colour a déroulé l'album "Vivid" pour ce 25ème anniversaire, dans le même sens que la galette de l'époque. Entre chaque morceau, Vernon Reid s'amusait (comme souvent) à faire une petite impro à la guitare, impro qui s'enchaina d'ailleurs sur un magnifique "Amazing Grace" chanté accapella par Corey Glover; morceau qui donna la chair de poule à pas mal d'entre nous.

    L'ambiance sur cette revue de "Vivid" m'a semblé moins rock qu'à l'accoutumé. Seul "Memories Can't Wait" fut poussé à la limite du supportable (et mon dieu que j'adore cette chanson!). Corey Glover avait vraiment envie de se donner à fond, alors que ses accolytes se la jouaient plutôt tranquilles. Will Calhoun nous gratifia d'un excellent solo de Batterie (mais pas de deuxième solo dans le noir avec ses baguette fluos). Doug Wimbish ne descendit pas dans la foule pour faire son solo de basse (faut dire qu'un gros nain a essayé de le tirer vers lui alors que Doug s’approchait de la fosse... ceci a du certainement refroidir les envies du bassiste).

    Le public était chaleureux mais sans plus, faut dire que pas mal d'entre nous avait un peu oublié de réviser leurs chants, et Corey et Vernon s'amusèrent de notre incapacité à bien finir quelques couplets!

    Le concert fut donc un grand moment de bonheur et d'insouciance. Le final fut extraordinaire avec cette version africaine de "Love rears its' ugly head", avec l'apparition d'un musicien africain avec son gros tambour (désolé, je n'ai pas retenu son nom) venant faire une rythmique endiablée qui déboucha sur un Sex Machine improvisé.
    Un final de toute beauté!
  • Un moment magique

    Mar 9 2013, 20h36

    Ven. 8 mars – Steven Wilson
    J'avais volontairement raté la précédente tournée de Steve Wilson, sceptique sur la consistance et la cohérence de son répertoire solo, parfois trop calme pour être joué sur scène.
    Il m'en fallait donc plus et la récente sortie de son nouvel album avait de quoi me ravir. Steven Wilson a enfin un répertoire consistent et passionnant!
    Et mon Dieu que ce concert a été magique. Ce fût l'un des plus beaux concerts auquel j'ai eu droit d'assister!
    A vrai dire, j'ai été subjugué par la qualité musicale de ce concert. La troupe de Steven Wilson est au top de leur forme. Dans ma jeunesse, j'ai eu la chance de voir sur scène dans King Crimson, Yes, ELP, Genesis et Pink Floyd mais ces immenses musiciens avaient déjà leurs carrières derrière eux. Là, ils sont au firmament de leur maitrise, créativité et spontanéité musicales. Jusqu'ici, je crois que je n'ai vu de tels musiciens tant en osmose dans une musique si intelligente et émotive.
    Ils ont déroulé les morceaux de loin les plus intéressants de la discographie de Steven Wilson (en solo), sans laisser de place à des morceaux trop neurasthénique (du style des ses expériences No-Man ou Blackfield) mais uniquement aux morceaux calmes avec une véritable émotion.
    Le morceau éponyme du dernier album est sans doute le morceau qui m'a donné le plus grand frisson! Quelle émotion sur ce morceau, sur lequel Steve Wilson chante (sans jouer d'instruments) pour donner le maximum d'émotion dans sa voix. Ce morceau est d'une rare beauté, j'en ai réellement eu les larmes aux yeux.
    Après coup, je regrette d'avoir loupé la tournée précédente, mais une chose est sûre, pour rien au monde, je louperai la prochaine!
  • Petit délire burlesque entre amis

    Abr 30 2010, 8h23