RSS
  • Bring Me The Horizon + Architects + The Devil Wears Prada + Tek-One : Report

    Jan 26 2011, 8h04

    Sam 22 jan. – Bring Me The Horizon, The Devil Wears Prada, Architects, Tek-One
    Une date que nous attendions déjà depuis 5 mois, principalement pour le premier passage de TDWP en France et aussi pour se forger un avis sur BMTH, groupe controversé pour ses prestations tantot gigantesques, tantot chiatiques, ainsi que le groupe britannique Architects jusqu'a lors jamais/peu apparu en France pour des raisons de flemme, hm de "problèmes techniques" pardon.

    Maintenant, passons à un résumé (très synthétique je vous l'accorde) du déroulement de la soirée dans un premier temps, puis de mon avis personnel sur le public, et chacun des groupes.



    Le bataclan, une salle sympathique à l'architecture asiatique, salle spacieuse et agréable, des gradins disponibles pour les gens venus boire un thé, une scène accessible pour les quelques "crowd surfers" présents, malgré des toilettes relativement étroites et très peu fourniées en robinet (un seulement).

    Au niveau du public... un grand, très grand, gigantesque, énormissime LOL. À peine arrivé devant la salle, mes comparses & moi meme constatons qu'une majorité du public à moins de 15 ans, un t-shirt Drop Dead, des tonnes de piercings faciaux et de sexe féminin. Nous nous sommes permis de supposer que la présence de toute ces jeunes filles était, pour 95% d'entre elles, la frimousse d'Oliver Sykes, frontman [et idoles pour pucelles] du groupe "deathcore" Bring Me The Horizon, supposition qui s'est, malheureusement, averrée vraie. (mais nous verrons ça un peu plus tard).

    La minorité si j'ose dire, principalement constituée de mecs visiblement pas là pour vendre des biscottes, le regard est froid, l'attitude non-chalante, casquette et capuche sur la tete. Je fais moi meme partie de cette minorité, l'énervement en moins.

    La première des premières partie est assurée par Tek-One, Deejay spécialisé dans l'electro trash, le "Dubstep", accompagné d'un rappeur plutot performant, le débit est très fluide, les mix sont efficaces, la salle se chauffe, l'ambiance est à son comble. 30 minutes de bonheur pour les oreilles de chacunes et chacun. Rien à redire.

    Quelques minutes après vient The Devil Wears Prada, groupe américain avare de Metalcore. Ici, chacun est content de voir le groupe se produire sur scène : en effet, c'est à ce jour la première date française du quintette américain. Les hits s'enchainent les uns après les autres, le public (masculin) est déchaine, ca mouline et ca mouline encore dans la fosse, les coup de poings et les coups de pieds sautés s'enchainent, c'est la guerre. Les prestations vocales sont satisfaisante, on peut se rendre compte par soi meme qui ni le chant crié ni le chant clair n'est modifié en studio, c'est magique. La prestation dure environ 45 minutes, c'est ni trop long ni trop court : bien entendu, un rappel n'aurait pas été de trop, mais la fatigue s'installe progressivement chez les "moshers" ( = personne pratiquant le moshing, danse hardcore venant de la scène punk-hardcore puis exportée vers la scène métal, ndlr).

    Après une pause d'une dizaine de minutes, le temps de fumer pour le uns et de se ruer au toilettes se passer un coup d'eau fraiche sur la figure pour les autres, le combo metalcore british fait son entrée sur scène. J'ai personnellement une préférence pour ce set, du au fait que j'ai pu slammer dès le début (et accessoirement m'écraser de tout mon poids sur un groupe de gamines "refusant les bousculades"), Sam Carter, frontman du groupe, semble surexcité, il crie à s'en déchirer les cordes vocales et saute partout sur scène, quelques nouveaux morceaux issu de leur dernier album "the here and now" sont jouées au cours du set et l'opus promet d'etre lourd. Les classiques restent indémodable, on droit à Follow the water, Early Grave, Hollow Crown, Dethroned.. Globalement le groupe est agréable à voir et entendre, le frontman sait comment fracasser la scène et y arrive très bien, en témoignent les nombreuses moshparts véritablement épiques au cours du set. Malheureusement, les très très grands classiques n'ont pas pointés le bout de leur nez, personnellement un petit "Always" ou encore "Buried at sea" n'aurait pas été intru, mais la vie est ainsi faite. Le groupe s'est produit pendant 45 minutes environ.

    Sur les coups de 21:30, le groupe en tete d'affiche qu'on ne présente plus, BRING ME THE HORIZON fait son entrée sur scène. Le set démarre plutot bien, avec un "It Never Ends" bien péchu. Seulement, la fosse est fatiguée, les moshparts disparaissent pour laisser place à de piètres "pogos", et nos chères amies les pucelles (que nous avons introduites en début d'article) prennent peu à peu possession de la fosse : ainsi, nous avons pu assister à un véritable défilé Drop Dead Clothing, chacune montant chacun son tour pour exposer fièrement son maillot, embrasser [et empecher de chanter] Oliver Sykes, puis se laisser doucement reposer au sol par la fosse. Le groupe semble véritablement lassé, Oliver "Oli" Sykes le premier : pour preuve, l'ennui [et bien évidemment la fatigue, nous nous doutons bien qu'hurler dans un micro tout en sautant partout de part et d'autres de la scène est quelque chose de difficilement supportable, encore plus pour un individu buvant beaucoup trop et fumant comme un pompier] ne prend meme plus la peine de chanter dans la seconde moitié du set : ainsi, un simple groupe de jeunes filles ont reussi à gacher les morceaux que j' (et je ne suis certainement pas le seul) attendais le plus : pray for plagues, et diamonds aren't forever. Les minutes se font longues, très longues, on en a presque assez de supporter cette atmosphère, quelques personnes se dirigent vers la sortie, signe indéniable d'une prestation ratée. Au total, la prestation aura duré une bonne heure.



    Pour conclure, je dirais que réunir BMTH, Architects TDWP [et Tek-One qui s'est invité à la dernière minute] partait d'un bon sentiment, mais franchement, il serait à mon gout très agréable d'interdire l'entrée au moins de 15 ans quant BMTH est en tete d'affiche : chaque fois c'est pareil, des individus de sexe féminin s'emparent de la scène.. Et gachent tout. C'est dommage.


    Made by : MARTIN Alexis.