DEV - The Night The Sun Came Up

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Dez 11 2011, 14h11



01. Getaway
02. In My Trunk
03. Me
04. Breathe
05. Fireball
06. Take Her From You
07. Lightspeed
08. Dancing Shoes
09. Perfect Match
10. Bass Down Low (feat. The Cataracs)
11. Kiss My Lips
12. In The Dark
13. Killer
14. Shadows


Lancée en 2010 par le hit US ‘Like a G6’ où la jeune américaine se contentait de poser sa voix sur le refrain, celle que l’on compare à tort et à raison à Uffie et Ke$ha et ainsi prénommée Dev, publie cette année son tout premier essai, entièrement produit par The Cataracs et pré-destiné à un flop colossal si le salvateur In The Dark n’avait pas fait son apparition. Cette mini-bombe addictive à souhait aura en effet su s’illustrer dans les charts américains et canadiens, lui assurant enfin une renommée tardive mais méritée. Par deux accords répétés tout au long, Dev décroche là sans aucun doute la pièce maîtresse de son album, entièrement produit par The Cataracs, les mêmes individus à l’origine des tubes ‘Like a G6’ et ‘Wet’. C’est d’ailleurs ce titre au potentiel dingue qui m’a poussé à me demander si Dev était réellement une Ke$ha bis (avec la couche de crasse et les cheveux gras en moins, on est d’accord) ou une fillette avec son propre univers et son propre style. C’est donc plutôt dubitatif que j’ai abordé cet essai baptisé (pourquoi? ne me demandez pas...) ‘The Night The Sun Came Up’, qu’elle a eu la bêtise profonde de repousser en janvier de l’an prochain plutôt que de profiter du succès (peut-être éphémère) de ‘In The Dark’.
Je dois dire que parmi le nombre total d’albums écoutés dans ma courte vie, j’ai rarement entendu aussi peu cohérent que ce disque. Productions lourdes, brutales et irrégulières, mélodies simples ou quasi-inexistantes, allant de la platitude totale au allures de bombes atomiques.
Cette maladresse se démontre dès le début par le beau désordre qu’est Getaway, titre introductif du disque. S’en suivent quelques horreurs difficilement oubliable comme le trop produit Fireball, l’immondice asphyxiante qu’est Bass Down Low qu’elle a eu le culot de nous sortir en premier single (mais qui aura très justement floppé). Ce titre d’une incongruité sans pareil s’inscrit sans aucun doute dans le record des choses les plus malsaines jamais chantées. Composition pâteuse, vocoder abusif, mélodie inaudible et rythme lent (pour faire perdurer le supplice), j’aurais été prêt à aller l’empaler par moi-même si l’occasion s’était présentée.
On sait se consoler par des pistes plus basiques mais qui sonnent comme de vrais chef-d’œuvres à côté de ces déchets, comme Kiss My Lips, plutôt plat mais fort agréable. Breathe qui sonne comme une mauvaise version du ‘Blow’ de Ke$ha n’émane pas beaucoup de plaisir mais divertit et reste en tête (Breeeeeeathe). In My Trunk reste le titre le plus accrocheur grâce au refrain mais ne satisfait pas totalement par un mix presque imbuvable.
Dans les bonne surprises ont trouve le mignon Perfect Match aux empreintes plus pop qu’autre chose qui se déguste très facilement et sans modération. Ayant l’effet d’un grower, ce titre malgré une fine pauvresse musicale arrive à dégager une atmosphère lumineuse qui séduira les amateurs de musique en tout genre. Lightspeed reste le titre le plus tubesque du disque par ce pré-refrain tout simplement orgasmique qui explose pour ensuite laisser s’exprimer la production pas trop bourrine des Cataracs (ponctué par des «toux», on s’avoue surpris, mais pourquoi pas après tout). La ballade-dance Dancing Shoes détient elle aussi un ticket gagnant grâce à sa mélodie entêtante aux arômes mélancoliques et à la voix à la fois suave et acide de l’artiste. Idem pour le sauvage Killer, potentiel single.
L’excellent Shadows, assurément meilleur titre de la galette, stupéfie par son aspect planant et lugubre (probablement voulu) et clôt ainsi l’album avec une délicatesse plutôt nécessaire.
Finalement, l’album reste assez bon, même si Dev aura tenu à nous faire subir quelques mauvaises surprises. Beaucoup moins commercial et accessible qu’il n’en a l’air, ce disque qui s’illustre surtout par des productions déséquilibrées mais efficaces aura au moins le mérite d’être éclairant : cette fameuse nuit où le soleil est apparu fut un bordel sans nom.
12/20

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