• Top Albums 2013

    Jan 1 2014, 22h11 por PtitRouf

    32. Ron SexsmithForever Endeavour



    J’ai lu un peu partout qu’il était urgent de se pencher sur ce songwriter américain qui sortait cette année rien moins que son treizième disque. Jolie découverte pour ma part qui n’est pas sans rappeler le meilleur de Paul McCartney ou de David Mead.

    31. Washed OutParacosm



    Au sortir de l’été, quand les jours raccourcissent et le soleil tombe un peu plus tôt, c’est à ce moment-là que Paracosm a éclaboussé l’herbe jaunie pour poser un pied craintif sur les premières rosées fraîches. Album fleuri, éclatant par ses couleurs et sa lumière, le nouveau Washed Out sait nous prendre par la main pour nous mener dans ce coin désert qui, malgré la découverte, nous semble si familier. Comme une maison d’enfance, ses parfums, ses craquements. Ce disque offre un voyage sensoriel et mélancolique que l’on a du mal à esquiver. Il suffit alors de s’y laisser glisser.

    30. The Leisure SocietyAlone Aboard the Ark



    Habitué de mes classements ces dernières années, The Leisure Society rempile pour un tour avec un bien bel album plein de mélodies efficaces. Disque plus inégal que ses prédécesseurs, Alone Aboard the Ark touche de nouveaux sons, tente quelques intrusions dans des univers inhabituels mais réussit plutôt bien dans tous les domaines. The Sober Scent of Paper , véritable pépite, montre que la folk leur colle à la peau et que c’est là qu’ils excellent, sans aucun doute.

    29. PhoenixBankrupt!



    Plutôt réticente vis-à-vis du groupe français le plus américain, j’ai malgré tout laissé traîner une oreille sur ce disque en essayant de laisser mes a priori sur le bord de la route. Finalement, l’ensemble révèle une rare cohérence. Sonorités kitsch au possible, on frise parfois le ridicule mais c’est peut-être aussi là que se trouve l’originalité : créer du neuf avec du délavé. Bankrupt! me rappelle les tapisseries des années 1970, les chaises en formica et les chemises à grands carreaux. Un peu comme ces périodes de notre enfance auxquelles on repense avec le goût de la menthe aux lèvres, chaque chanson nous ouvre les portes d’un passé musical qui finalement ne nous a jamais totalement quitté.

    28. MobyInnocents



    J’ignore depuis combien d’années j’avais délaissé Moby, dont les disques me paraissaient bien creux comparés à ces sensations de Play ou 18 qui me glacent encore le dos quand je les remets dans mes écouteurs. Synonymes de vide intersidéral, d’apesanteur vitale, de perdition absolue en plein cœur d’un monde voltigeant de toutes parts, ses compositions aériennes m’ont à nouveau transportée. Autre époque, autre regard mais je ne renie jamais d’aussi belles sensations qui retoquent à la porte.

    27. Justin TimberlakeThe 20/20 Experience



    Aux premières notes, ce disque pose les bases d’une claire influence soul, assumée sans tourner autour. Il faut dire ce qui est : Justin Timberlake est un artiste talentueux. Appliqué et sans prétention. The 20/20 Experience offre en conséquence une piste de danse pour les amoureux des rythmes langoureux. Ingénieux, il réussit la difficile tâche de renouveler brillamment un univers dont les gloires sont férocement ancrées dans la conscience collective. Défi relevé haut la main.

    26. Ocean Color ScenePainting



    L’efficacité britannique revient chaque année avec des galettes de cette qualité. Painting sent les rues mouillées, la pluie incessante des nuits froides, mais tout à la fois la chaleur humaine des pubs sous-terrain, et cette lumière tamisée si particulière qui fait danser les ombres. Sans fioriture, ces quatorze titres peignent avec énergie le tout meilleur de la britpop renouvelée.

    25. Biffy ClyroOpposites



    Mes éternelles premières parties ont frappé fort cette année. Artwork splendide œuvre du talentueux Storm Thorgerson, qui nous a quittés cette année, au service d’un disque d’une immense qualité. Seul bémol : sa longueur, qui rend évidente l’inégalité du tout. Malgré cela, Opposites parvient à souffler une nouvelle énergie, battante, percutante, bravant les éléments. Forts d’une base rock travaillée avec acharnement depuis presque deux décennies, le trio écossais hausse ici un peu plus son niveau par des compositions instrumentales plus sophistiquées, parfois à la limite. Biffy Clyro n’est qu’à quelques marches de la gloire planétaire si l’on en croit les critiques.

    24. TravisWhere You Stand



    Je mentirais si j’omettais de dire que cet album m’a déçue. Le groupe de Fran Healy n’a eu de cesse d’offrir tout au long de sa carrière des petites pépites d’or brillant de mille feux, et chacun de leurs disques faisait apparaître des nouvelles étoiles à ranger dans ma boîte aux trésors. Je ne remettrais jamais en doute leur qualité artistique mais Where You Stand m’a donné l’impression d’avoir un peu trop succombé aux chants de la facilité pop. Un peu moins sincère peut-être, un peu moins vibrant. Cela dit, l’écoute n’en est pas moins agréable et je n’ai qu’une hâte : la tournée. C’est là que tout débuta et là que tout fera sens, une fois de plus.

    23. Manic Street PreachersRewind the Film



    Est-ce le titre qui décline la teneur de l’œuvre ou bien l’inverse ? Toujours est-il que l’écoute du dernier Manics ressemble à un visionnage cinématographique. Rewind the Film regorge d’images, voyage sur les routes et nous emmène à la découverte de paysages qui sentent bon l’automne. Bande-son parfaite pour une saison rousse, on s’y aventure avec bonheur. Une fois de plus, les gallois ont su allier justesse, simplicité et émotion.

    22. IAMXThe Unified Field



    Après l’immense déception de Volatile Times, Chris Corner revient en 2013 avec de nouvelles compositions dignes de son talent. La beauté ne rime pas avec facilité, et plus les années passent, plus ses créations démontrent qu’il est maître dans l’art de la descente aux fins fonds de l’âme. Rude labeur que celui de s’aventurer dans ces pénombres, mais le rendu artistique n’en ressort que plus fort. Vivement la tournée de ce nouveau bijou.

    21. Bill CallahanDream River



    Rien que pour sa voix, il est déjà certain que toute nouveauté de Bill Callahan atterrira dans mes écouteurs. Charme absolu, country moderne pleine d’émotion, Dream River invite, comme ses prédécesseurs, à un voyage en terre vierge et grands espaces américains. On s’imagine en pleine nature, au bord d’un feu crépitant, et la nuit nous appartient jusqu’à l’aube où les notes de cette guitare nous mèneront sur d’autres routes, plus loin encore.

    20. Marques ToliverLand of CanAan



    Jolie découverte en première partie de Beach House, du R’n’B à la sauce classique, une base de violon solo et un chant à couper le souffle, voilà la recette de Marques Toliver. C’est avec seulement quelques chansons dans son cartable qu’il est monté sur scène, muni de son petit instrument, et qu’il a coupé le souffle à une salle bien peu acquise à son art. Grande performance qui m’a tout naturellement poussée à me tourner vers son premier disque. Allez-y, vous avez mon accord.

    19. The MissionThe Brightest Light



    La tournée d’adieux passée aux oubliettes, la bande de Wayne Hussey n’a pas tenu bien longtemps loin des studios et des guitares. À notre plus grand bonheur, les anglais ont ressorti leur plus bel attirail pour nous embarquer à nouveau au cœur des majestueuses vibrations dont ils ont le secret. Album long à apprivoiser, il incarne à la perfection la beauté des meilleures compositions du groupe, authentiques, envoûtantes.

    18. Steven WilsonThe Raven That Refused To Sing (And Other Stories)



    Ovni musical, génie inclassable, intellectuel du métal progressif, Steven Wilson incarne l’absolu artistique. Le grand blond à lunettes mérite à nouveau les plus fines attentions avec cette nouvelle sortie. Après son magnifique Grace for Drowning, véritable chef d’œuvre, il revient avec un projet un peu moins important mais pourtant de très haute facture : frissons garantis sur des solos de guitare mixés par le grand Alan Parsons. L’obscur labyrinthe nous perd, accrochant notre cœur sur les épines de ses roses glacées. Steven Wilson, ou l’évidence d’un besoin profond de toucher du doigt le doute et le mystère pour mieux comprendre l’Homme et ses noirceurs viscérales.

    17. Depeche ModeDelta Machine



    Certes, nous sommes là bien loin des claques du passé, mais allons de l’avant et oublions cette carrière immense. Impossible. Ne serait-ce qu’en comparaison avec le vide intersidéral de Sounds of the Universe, aussi creux que son titre est prétentieux, un album de Depeche Mode sera immanquablement une énième comparaison. Dans ce flot d’analyses plus ou moins bien argumentées, la vérité vient du direct et de ce que ces jeunes gens ont dans leurs tripes. Et il ne fait aucun doute que ces nouvelles moutures s’insèrent plutôt bien dans des setlists pleines de chocs émotionnels et de souvenirs qui font partie de nos vies. C’est déjà une belle victoire.

    16. EminemThe Marshall Mathers LP2



    Après mon coup de cœur pour Recovery, mon intérêt pour le Shady a entrepris un virage à 360º. Ce que j’ai aimé dans ce rétablissement, signe d’un renouveau, c’était cette force implacable, violente, cette manière si puissante de m’enfoncer dans des spirales, tête sous l’eau, pour apprendre à reconstruire pierre par pierre les marches d’une issue qui serait intégralement mienne. 2013 semble un brin moins vitale, il est presque impossible de se maintenir en vie si longtemps dans de telles conditions. Pourtant Eminem réussit encore une fois à puiser dans les méandres d’une souffrance qu’il a bien du mal à abandonner. Comme un mal indispensable à sa survie. Et c’est cette sensation que je tiens parfois bridée qui me ramène sans cesse à vibrer à l’écoute de ces cris pourtant si éloignés de ce qui m’émeut habituellement.

    15. VillagersAwayland



    Monté très haut avec son premier opus, le petit Conor nous livre deux ans plus tard une nouvelle merveille dont il est recommandé d’abuser sans modération. Le phénomène du second disque après un tel premier éclat n’a pas touché l’irlandais et sa bande, bien au contraire. La créativité est au rendez-vous, et il susurre encore à nos oreilles ses histoires de mélancolie colorée. Des arrangements d’une rare qualité viennent apporter à ce travail final une touche de perfection palpable. Ne manque plus qu’une tournée digne de ce nom.

    14. SuedeBloodsports



    Comme en écho au retour fracassant de David Bowie, Suede ravive avec éclat le glam rock et son âge d’or. Bloodsports aurait parfaitement tenu sa place dans les bacs britanniques des années 1970. Brett Anderson et sa fragilité maladive posent une voix vibrante de vérité sur des mélodies criantes d’émotion. Ce retour perdu d’avance fait figure de miracle, et chaque chanson semble être la dernière d’une existence marquée par une chute vertigineuse dans les abysses infernaux de l’auto-destruction. Dernière lutte, dernier espoir, pour renaître enfin du néant. Et étinceler enfin.

    13. AustraOlympia



    Le voici, le voilà, mon unique disque féminin de l’année. Entêtant, enivrant, percutant, Olympia telle une bombe électronique, m’a rappelé les perles de The Knife, celles dont le tempo résonne dans mes tempes et mon estomac à chaque écoute. Et il m’a rappelé la diablesse Lisa Gerrard et sa voix glaçante, cri d’enfer et de douleur. Tout au long de cette année, j’y suis revenue, comme happée. À suivre de près.

    12. David BowieThe Next Day



    Ce fut un coup assurément réussi. Du haut de ses soixante-six ans, le maître du glam rajeuni démontre une fois de plus qu’il n’a pas dit son dernier mot. The Next Day est un sérieux pied de nez à ses opposants, plein d’allusions, de clins d’œil canaille, et de vie. A ceux qui le propulsaient déjà dans la tombe, il répond grâce à un talent immense et un humour sans pareille. Ce n’est pas un disque de plus. C’est une pièce qui remet les choses à leurs places, et qui rappelle aux mémoires trouées que la passion artistique et le rock ne se perdent pas avec l’âge. Inégalable Monsieur Bowie.

    11. Paul McCartney New



    2013 ou l’année des papis en forme. Écoutez donc ce disque sans savoir qui en est son auteur-compositeur et vous sentirez l’adrénaline typique des moments de découverte, instants de bonheur suprême et intense qui accompagnent les émotions lors de premières écoutes inconnues. New balance dès ses premières notes de quoi faire pâlir bien des groupes se réclamant du rock. On a du mal à comprendre comment, après tant de disques, tant de tournées, tant de vies musicales, Sir McCartney trouve encore l’inspiration pour créer et se renouveler. Inépuisable génie.

    10. Queens of the Stone Age … Like Clockword



    On a souvent du mal à savoir à quoi s’attendre en live avec les QOTSA. Côté disques, rares ont été les déceptions. Cette nouvelle sortie ne déroge pas à la règle : une belle mouture. J’aurais tendance à dire qu’elle dépasse même la précédente, qui pourtant avait fait clairement partie des grands disques de l’année 2007. La bande de Josh Homme ne fait pas partie de ces groupes qui sortent un disque tous les deux ans, elle sait se faire attendre et désirer. De cette manière, les précédents albums refont auprès d’un auditoire chaque fois plus nombreux un chemin de (re)découverte nécessaire. Il ne s’agit là que du sixième travail des californiens, la qualité n’ayant jamais failli. Moins stoner et plus facile à l’oreille, …Like Cockword marque sans doute un tournant dans ce qui a toujours été une ligne bien tracée, s’appuyant sur une qualité mélodique fruit de la multitude de collaborations qui font de ce groupe une plaque tournante en termes de références.

    9. Stuart WarwickSailors



    Sailors remporte haut la main la palme de l’artwork le plus laid de l’année mais heureusement, ce qui se trouve dans ce disque permet de faire oublier son emballage. Voix d’ange, Stuart Warwick nous livre un disque sensible, lumineux, dont les compositions sophistiquées renforcent la pureté. Je n’ai pas résisté longtemps et je me suis laissée embrasser par cet album, dans sa bulle limpide et hermétique, repoussant tout bruit extérieur pour une meilleure introspection. Album-concept dont le thème central se décline autour de l’identité, le rendu ambitieux met en exergue un talent fou à faire verser des larmes.

    8. EditorsThe Weight of Your Love



    Mes petits chéris de Birmingham repartent pour un tour après quelques modifications au sein du groupe qui n’ont pas été sans conséquence dans le travail de composition. Plus le temps passe et plus Tom Smith se hisse tout en haut de ma tour des voix bouleversantes. Même la mielleuse What Is This Thing Called Love ne me laisse pas insensible. La sensiblerie ne leur sied guère pourtant, et le disque s’en ressent un peu, hélas. Heureusement, il reste encore beaucoup d’émotions à vivre sur des titres plus vigoureux, qui rappellent certaines compositions de An End As a Start. Comme ses prédécesseurs, The Weight of Your Love devient entêtant avec le temps et parvient à s’imposer comme une évidence.

    7. 65daysofstaticWild Light



    Je dois avouer que je ne m’attendais pas à une sortie si rapide de leur part, ni à un tel niveau. C’est depuis leur première partie assurée brillamment au concert des Cure en 2008 que je n’ai pas décroché. Un peu à part dans la galaxie post-rock, les anglais ont l’art d’allier l’électronique et les guitares saturées propres du courant, ce qui donne une dimension multiple à la réverbération sonore qu’ils déploient. Wild Light enfonce le clou avec puissance, il frappe et frappe encore dans les tympans jusqu’à épuisement. Et lorsqu’il reprend son souffle, c’est pour repartir de plus belle et ne laisser le temps qu’au cœur de battre encore plus fort. Ne rien lâcher, surtout pas, prendre cette grande inspiration, et l’oxygène viendra d’ailleurs, sensorielle, presque tactile. Comme un second souffle vital.

    6. Arcade FireReflektor



    Encore un artwork digne du musée des horreurs. Passons. Arcade Fire transite, prend un virage, fait marche arrière puis repart en trombes. Tout ce que touchent les canadiens se convertit en pépite. J’aime ce mélange de douceur et de tumulte, cet art de réunir les éléments les plus éloignés pour en faire un cocktail plein de vie et de vérité. En seulement quatre disques, ils ont su s’imposer sur le panorama musical mondial, par leur originalité et leur volonté de ne jamais s’éloigner de leur identité profonde. Reflektor sert de prolongement indiscutable de The Suburbs malgré un éloignement musical assez clair. Il aurait sans nul doute gagné des places à sortir plus tôt dans l’année.

    5. Nick Cave & The Bad SeedsPush the Sky Away



    Petite obsession de l’hiver, ce petit bijou démontre encore que les papis du rock font de la résistance. Et ce à notre plus grand bonheur. Neuf petits titres, mais neuf langoureuses chansons d’une mélancolie en noir et blanc, ramenant en soi des souvenirs inattendus. La simplicité mélodique traduit une profonde volonté de s’en tenir à l’essentiel.

    4. Explosions In The Sky & David WingoPrince Avalanche



    Les disques des Explosions in the Sky ont toujours fait figure de bande-son dans ma vie, celui-ci, quelle que soit son origine, sera l’une des perles de cette année. Bande-son plus qu’album de post-rock, il tient tout seul autour d’une colonne vertébrale jouée au piano, et se déploie autour, comme les feuilles d’un arbre millénaire qui se renouvellent au changement des saisons. Chaque écoute pour un monde, un renouveau, et une ballade dans le temps qui prendra des allures de résolutions futures. Piano, quand tu nous tiens.

    3. Nine Inch NailsHesitation Marks



    C’est avec un immense regret que, malgré une réflexion poussée et des tergiversations intellectuelles tout à fait subjectives, je ne peux que positionner ce disque en troisième place. Déjà l’artwork en rouge et noir m’a immédiatement plu, Rob Sheridan aidant. Mais qu’en est-il du reste ? Retrouver les sonorités de Nine Inch Nails dans de nouvelles compositions, la voix du maître, si précise, si intense, si proche de moi, cela faisait si longtemps. Je n’attendais rien de précis. Pour ne pas dire que je n’attendais rien, en réalité. J’aime et j’aimerai toujours profondément ce que représentent ce groupe et son créateur pour le pouvoir que sa musique exerce sur mon être, me projette avec violence d’une vibration à l’autre, me bouleverse à chaque écoute sans crier gare. Comme une main en permanence accrochée à mon corps, elle me tire, me malmène, et me pousse à en redemander. Hesitation Marks marque une nouvelle étape malgré tout, post concerts, avec une vision toute chamboulée et une facilité bien plus grande à plonger la tête la première dans le grand bain sans avoir pris le temps d’apprendre à nager. Sauter dans le cratère sans fond et se sentir voltiger. Vivement le nouveau trentathlon.

    2. Arctic MonkeysAM



    Les petits singes sont devenus grands. À tel point qu’ils ont doublé les meilleurs cette année, fruit d’un travail rigoureux de lavage de cerveau infatigable. AM puise sa force dans la soul la plus pure, dans le stoner, dans le rock britannique de haute qualité. Bref, ce disque réunit en trois petits quarts d’heure un condensé de gros son et de rythmiques endiablées au service de la voix si particulière d’un Alex Turner en éclosion lente mais constante, sur une pente ascendante qui promet encore des compositions à la hauteur de son talent. Le registre des Arctic Monkeys évolue petit à petit mais trace son chemin, fort de références de plus en plus assumées. Bref, après soixante ou soixante-dix écoutes, AM parvient encore à m’emporter bien loin, loin même de ce que le groupe proposait à ses débuts. Rien à redire : ce disque est une merveille.

    1. The NationalTrouble Will Find Me



    Il fallait bien un opus de gros calibre pour pousser vers le bas toutes ces sorties qui ont fait de 2013 une année musicale riche et pleine de renouveau. J’ai bien peur que la noirceur ne l’emporte encore une fois sur la musicalité, la capacité à m’émouvoir restant une condition sine qua non pour trôner en première place. À l’image de son titre, cet album remue en moi des frissons incertains, et glisse sans lutter dans mes veines. Il me rappelle les tout meilleurs Interpol, ces guitares criantes, ce chant proche de l’appel et par-là même de ce qui traîne dans les tréfonds de nos âmes. Trouble Will Find Me, comme il le chante, et ne me laissera pas indemne.
  • Shouts of the Year - 2011

    Jun 6 2011, 6h14 por Knifymoloko

    Seeing as the Last.fm community is vast and variable in its taste, I believe that a nice way to give an outsider a glimpse of the personal opinions here would be to have a nice compilation of shouts that stand out among others. The shoutbox feature is the backbone of how one not only expresses one's self, but also gives an identity and personality to an individual (user).

    So I urge you, reader, to compile your own list. We can compare shouts and get an overall perspective of what a user thinks about for a song/album/genre/label/user etc.. If you can, try to put the shout in context to give the reader an idea of the depth of the comment(s) chosen. Comments may be funny/serious/idiotic/whatever. The point is to chose a shout that stands out to you.

    I have seen many shouts that I consider "Shout of the Year." Alas, it barely occurred to me that an interesting journal can become of this. I shall add to this over time.

    (User TheVaLe shouts about Animal Collective's Strawberry Jam. The passing of music from one generation to the next is dependent on the parents of the offspring indeed.)
    TheVaLe wrote:
    March 2011

    This is to me what I imagine Sgt. Pepper's was for The Beatles -generation. I will so be pushing this down my future offspring's throat 24/7. Favorite album ever.

    (User vertsk8er419 share's his obviously sincere thoughts about AFX.)
    vertsk8er419 wrote:

    AFX's music is to me pure emotions, filtered through wires, circuit boards, and touch-responsive machines, but with the sole intention to leave nothing changed from the moment they were felt. Melodies, beats, and basslines sincerely arranged, mulled over, and pressed on wax discs for your ears to hear, bodies to feel, and hearts to understand. The soul and the physical, married once again to subtly remind us of our ineffable roots... Only now it's through the very technology that was brought into existence outta the innate priority to expand ones conscious connection to the ether that surrounds... Of course no single emotion can be drawn from such music, it is the mixture of all emotions, and it's fucking SINCERE yo!

    (In a reply to user shagski's comment that Arcade Fire's Ready to Start is Incredibly over rated)
    TobyP wrote:
    last week

    "Incredibly over rated" - How so? Contrary to what many narrow minded self-licensed music experts think, there is actually no scientific rating scale as to what constitutes good music. There is also no such thing as being wrong about liking a song. I guess the point of this drunken rant is I hate you.

    (A shout in the nonsensical Aphex Twin main page; referring to a type of Calx we've all yet to hear)
    m-saIami wrote:
    Friday morning

    Shitbrown calx

    (An admittedly drunken outburst by user keskiyonaurinko himself regarding deadmau5's music. In Deadmau5's picture "Not Exactly")
    keskiyonaurinko wrote:
    oh get the fuck over yourselves. nothing is original, and he's a fucking DJ. Do you want him to stand on a stripped-down stage with nothing than a turntable? No? then shut the fuck up, drop acid, and enjoy yourselves. Judgmental pricks.

    (A nice subtley humorous shout about Demon Days album by user DMT91... It is common practice in this community to signify an agreement with another by placing a number after someone elses shout)
    DMT91 wrote:
    last week

    Let's just repeat what someone else said and put a number after it. [2,409.36] [1]

    (A profound message regarding the possible depths of music by user liu_xiaobo in the Have a Nice Life page.)
    liu_xiaobo wrote:
    last week

    "We live in industrialized societies where the mantra is: It has to be easy. This attitude decides most choices of most people. Music is message. Basically there are three different messages: 1. Escapism: Life is ugly. Let me help you forget about it for a while. That's the message of pop. 2. Self pity and anger: Life is ugly. Let me show you how ugly it is. Loads of rock etc. shows this attitude. (And so does much classical avant-garde.) 3. Spirituality and serenity: Life is beautiful. Let me show you the beauty and meaningfulness beneath its apparent ugliness and chaos. This is what some musical traditions, including the classical traditions of Asia and Europe, try to achieve. The problem with the latter message is that it is much more difficult for the musician to create. It is also more difficult for the listener to understand and appreciate."

    Arcade FireThe Arcade FireNine Inch NailsRadioheadTV on the RadioAphex Twindeadmau5AFXDaft PunkGorillazAnimal CollectiveHave a Nice Life
  • Neu

    Abr 1 2010, 19h00 por Eurolove

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  • New Sefiros album - Stop Becoming

    Mar 3 2010, 17h22 por Sefiros

    As you may or may not know I have released several thousand albums over the past few years, although I think nobody noticed the last couple. I am here today to let you know I have a new Sefiros album out on the internets called Stop Becoming.

    It's around an hours worth of stylings with a touch of . A mouthful. If you've listened to anything I've done before it will probably sound familiar.

    So far it is available on my own website at www.sefiros.co.uk, Amazon, and several other internet websites on the internet. It will also be on iTunes at some point in the next week or so.

    In case you missed them, there are a couple of my old albums on my website, but the majority of them are still hosted at www.archive.org.

    Recommended for people who enjoy the music of Nine Inch Nails, Trent Reznor, Ólafur Arnalds, Ben Frost, hunz, Nedry, Akira Yamaoka, Efterklang, The Album Leaf, Hammock, etc.
  • CD review - "Beloved Enemy"

    Ago 30 2009, 14h21 por cloneyounow



    Title: Beloved Enemy
    Artist: Jesus on Extasy

    Album Review

    They came to breathe new life into the “dead” industrial genre and their first album crushed in like a bomb and they quickly became a hype in the Goth scene, but a good one in this case as the five are all talented musicians. With their second instalment ‘Beloved Enemy’, JESUS ON EXTASY prove that they’re not a nine day wonder and ready to stay.

    Already the first and at the same time title-giving song ‘Beloved Enemy’ shows the quality blend of post industrial elements here represented by tine atmospheric textures and sequencer lines with driving drums and pushing guitar riffs, while the following ‘Change the World’ conjures up a much gloomier atmosphere. Atmosphere is also a major element in ‘Break you Apart’ and the guitars are comparatively reluctant there, but the rhythmic parts with shifting rhythms and tempo is very interesting to listen to over and over again.

    The alternation of very calm parts and breakouts of angry has been pushed to the extreme with the song ‘Lies’, starting with fast-paced, hammering drums and sequences combined with screaming vocals and when you expect it least, the songs slows down all of a sudden. The mood gets darker, piano dabs appear and Dorian’s chant turns to a reluctant one marked with a pinch of fragility. Really like that song. ‘You don’t know anything’ is such a song, where the fusion of the industrial and rock elements is just perfect. The transitions are absolutely fluently, so you can’t tell, where the one thing ends and the other one starts. Just like it has to be! ‘Dead Presidents’ is another favourite of mine. It deals with the willingness of selling your soul for a handful of dollars. ‘Sometimes’ is the concluding track and what a track, a real power-ballad, blending classic, electronic and rock elements.

    ‘Beloved Enemy’ is a worthy successor for the debut ‘Holy Beauty’ it picks the approaches, develops them further and combines them with new elements and ideas. All I can say is: Well done!

    Tracklist:
    1. Beloved Enemy
    2. Change the World
    3. Beloved Enemy
    4.Stay With Me
    5. Stuck
    6. Break You Apart
    7. Lies
    8. The Last Day of My Lif
    9. You Don't Know Anything
    10. Dead Presidents
    11. Falling[/track]
    12. Church of Extasy
    13. Sometimes


    Rating:
    Music: 9
    Sound: 9
    Extras: -
    Total: 9

    Check out the Album on LastFM:
    Jesus on Extasy - Beloved Enemy
  • In This Twilight (Achenar Remix)

    Jun 25 2009, 14h16 por CrowPath


    Twin This Highlight

    A new Achenar NIN remix has been completed, this time of the song, In This Twilight. As usual, the remix is totally different from the original, but almost all of the sounds used come from the original samples provided by Trent Reznor. There are, however, some additional piano and brass elements.
  • The Music of 2008

    Fev 22 2009, 0h33 por fatalyti

    Ich weiß, ist ein bisschen sehr spät, aber ich hatte nunmal vorher keine wirkliche Motivation, das ganze zuende zu führen - nun aber ist es vollbracht!




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  • Bereit für die Liebe?

    Fev 13 2009, 20h32 por Eurolove

    Liebe ist wie das Ozonloch, man bemerkt sie erst, wenn sie nicht mehr da ist.

    Macht ist immer lieblos.
    Liebe niemals machtlos.

    Liebe ist die Fähigkeit, Ähnliches an Unähnlichem wahrzunehmen.

    Ein Tropfen Liebe ist mehr, als ein Ozean an Wille und Verstand.

    Dove non c'e amore e perdono la strada diventa chiusa
    Sinngemäß: Ein Weg ohne Liebe und Verzeihung ist eine Sackgasse

    Wer eine unglückliche Liebe in Alkohol ertränken möchte, handelt töricht. Denn Alkohol konserviert.

    Ich wollte Liebe verschenken einfach so und Zärtlichkeit aber schon bald wurde sie zerkleinert, geordnet und gut gekuehlt zurueckgegeben mit einem freundlichen Laecheln... denn der Mensch, den ich liebte, dachte, er hätte schon genug davon.

    Haß ist besser als Kummer. Aber Liebe ist, verglichen mit Haß, ein farbloses Gefühl.
    Nein! Liebe ist ein kraftvolles, farbenreiches, wunderbares und sich selbst vervielfältigendes Gefühl, und damit dem Haß in jeder Hinsicht überlegen!

    Die Liebe ist wie ein Omnibus auf den man immer warten muss und kommt er endlich angeflizt dann ruft der Schaffner schon besetzt!

    Eine Liebeserklärung ist wie eine Eröffnung beim Schach: Die Konsequenzen sind unübersehbar.

    Wenn es dir möglich ist, mit nur einem kleinen Funken die Liebe in der Welt zu bereichern, dann hast du nicht umsonst gelebt.

    Und Liebe wagt, was irgend Liebe kann.

    Die Liebe stirbt nie einen natürlichen Tod. Sie stirbt, weil wir das Versiegen ihrer Quelle nicht aufhalten, sie stirbt an Blindheit und Mißverständnissen und Verrat. Sie stirbt an Krankheiten und Wunden, sie stirbt an Müdigkeit. Sie siecht dahin, sie wird gebrechlich, aber sie stirbt nie einen natürlichen Tod. Jeder Liebende könnte des Mordes an seiner eigenen Liebe bezichtigt werden.

    Bei drei Dingen lernt man den Menschen kennen:
    In der Liebe, beim Spiel und beim Wein.
    vor 6 Tagen
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    Bild von Jonny Sch.
    Bild von Jonny Sch.
    Jonny Sch.


    Jonny schrieb:
    HerzLiebe ist wie das Ozonloch, man bemerkt sie erst, wenn sie nicht mehr da ist.

    Macht ist immer lieblos.
    Liebe niemals machtlos.

    Liebe ist die Fähigkeit, Ähnliches an Unähnlichem wahrzunehmen.

    Ein Tropfen Liebe ist mehr, als ein Ozean an Wille und Verstand.

    Dove non c'e amore e perdono la strada diventa chiusa
    Sinngemäß: Ein Weg ohne Liebe und Verzeihung ist eine Sackgasse

    Wer eine unglückliche Liebe in Alkohol ertränken möchte, handelt töricht. Denn Alkohol konserviert.

    Ich wollte Liebe verschenken einfach so und Zärtlichkeit aber schon bald wurde sie zerkleinert, geordnet und gut gekuehlt zurueckgegeben mit einem freundlichen Laecheln... denn der Mensch, den ich liebte, dachte, er hätte schon genug davon.

    Haß ist besser als Kummer. Aber Liebe ist, verglichen mit Haß, ein farbloses Gefühl.
    Nein! Liebe ist ein kraftvolles, farbenreiches, wunderbares und sich selbst vervielfältigendes Gefühl, und damit dem Haß in jeder Hinsicht überlegen!

    Die Liebe ist wie ein Omnibus auf den man immer warten muss und kommt er endlich angeflizt dann ruft der Schaffner schon besetzt!

    Eine Liebeserklärung ist wie eine Eröffnung beim Schach: Die Konsequenzen sind unübersehbar.

    Wenn es dir möglich ist, mit nur einem kleinen Funken die Liebe in der Welt zu bereichern, dann hast du nicht umsonst gelebt.

    Und Liebe wagt, was irgend Liebe kann.

    Die Liebe stirbt nie einen natürlichen Tod. Sie stirbt, weil wir das Versiegen ihrer Quelle nicht aufhalten, sie stirbt an Blindheit und Mißverständnissen und Verrat. Sie stirbt an Krankheiten und Wunden, sie stirbt an Müdigkeit. Sie siecht dahin, sie wird gebrechlich, aber sie stirbt nie einen natürlichen Tod. Jeder Liebende könnte des Mordes an seiner eigenen Liebe bezichtigt werden.

    Bei drei Dingen lernt man den Menschen kennen:
    In der Liebe, beim Spiel und beim Wein. http://eurolove.joinr.de/
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